Haut de page
Le MONDE ...selon Yvon
Statistiques
  • 5 connecté(s)
    Total de 8 214 visiteur(s)
    Site créé le 31/03/2010
Recherche
Me suivre sur...
  • CAMBODGE_ANGKOR_Angkor THOM_DSC_7615103_Temple de verre 5103.JPG
Blogs suggérés
  • Aucun lien actuellement
Carnets de voyages
Campagne membre
Accueil » POLITIQUE CANADIENNE » LE PLUS GRAND PREMIER MINISTRE du CANADA MODERNE
  Articles de cette rubrique :
 

LE PLUS GRAND PREMIER MINISTRE du CANADA MODERNE


 

Le T.H. Brian MULRONEY  ou  Pierre-Elliott TRUDEAU

 

Septembre 2009 marque le 25ième anniversaire de la prise de pouvoir du PARTI CONSERVATEUR. Les analyses et les commentaires fusent de toutes parts ces temps-ci. Parmi ces évaluations politiques, surgit l'immanquable comparaison entre Pierre-E. TRUDEAU et Brian MULRONEY.

Dépendant de l'appartenance et de la partisanerie des uns et des autres, on ne manque pas de souligner la personnalité soit-disant détendue de Monsieur Trudeau, de son comportement simple et de sa vive intelligence. Tout en reconnaissant ces qualités indéniables du successeur de Pearson, je maintiens toutefois que Brian MULRONEY aura été le plus grand des deux, autant dans sa vision globale que par ses qualités personnelles. Qu'on nous permette de braquer la caméra sur le défunt Trudeau, histoire de mieux juxtaposer ses grandeurs et misères à côté de celles de Monsieur Mulroney.

On a souvent résumé la personnalité de Pierre-E. Trudeau en vantant son intelligence exceptionnelle et sa capacité à faire face aux géants de ce monde. Personne ne niera cette perception et consensus. Quelqu'un a même affirmé qu'il ne s'est jamais vraiment pris au sérieux face aux "Grands"  de ce monde... Ce qui s'est passablement avéré, en effet, si on se remémore certains de ses comportements envers ses vis-à-vis. Mais ce fut justement  là SON PROBLÊME!  Ce qui a tellement affecté ses relations extérieures et entaché ensuite son legs politiques jusqu'à aujourd'hui..

Sa personnalité et ses comportements personnels illustrent bien sa singularité. À cet égard, quelques images des comportements de l'Honorable Trudeau nous reviennent à l'esprit. Souvenons-nous, en effet, de MONSIEUR qui, au Parlement, trottinait devant ses fans en ayant l'air de fuir ses gardes du corps; qui se dandinait avec les Belles de bars. Qui fréquentait les actrices d'Holliwood ou se plaisait à fuir les collines du Parlement au volant de sa Mercedes! Tout cela, bien évidemment, en public et devant les caméras, surtout! Car, il lui fallait épater la galerie et gagner des votes avant toute autre chose! Élu Premier Ministre, il n'allait pas s'arrêter là. Rappelons-nous ses pirouettes devant les présidents du Monde, dont sa mémorable danse dans le dos de la Reine; ou de sa remarque vicieuse sur certains leaders qui mangeaient des hot-dogs, en référant au P.M. Bourassa. Bref, des gestes aussi puérils nous permettent de soupçonner que cette soit-disant simplicité n'en était probablement pas une, mais cachait peut-être plutôt une sorte d'égo volumineux...

Cette suffisance dans sa personne, c'est notre perception, aura aussi marqué semblablement le legs parlementaire de Monsieur Trudeau, si l'on cible sa vision et ses décisions politiques qu'il nous aura larguées. On peut questionner alors la prédominance du NOUS sociétal sur son puissant JE, qui aurait pourtant dû constituer le leitmotiv de sa gouvernance. Voyons de plus près!

À l'instar de sa relation sociale hautaine envers les chefs du monde, il n'a pas plus su gouverner ce peuple aussi bien québécois que canadien dans ses décisions politiques trop souvent intempestives et primesautières... comme lui-même! Vous en voulez des exemples? Reposons-nous la question! Pensait-il à NOUS ou à son IMMENSE LUI-MÊME quand il a subitement fermé Montréal avec les mesures de guerre, en rapatriant la Constitution SANS le Québec, ou encore en nous laissant le plus grand déficit de l'Histoire canadienne (il n'y avait pourtant aucune crise économique alors!)?  Plus encore, son JE majuscule n'était-il pas plus SA préoccupation majeure et unique lors du référendum 1980, jurant qu'un NON allait être un OUI... ce qui allait s'avérer une fausseté par la suite?

Pour moi, ces seuls exemples illustrent tout le bouleversement chez les Canadiens en général et le peu de compassion pour les Québécois en particulier qu'il aura laissés dans nos mémoires. A cause de MONSIEUR, nous avons perdu 30 ans de vie politique et économique renouvelée....Sans compter les dommages encourus par la société canadienne, les déficits cumulés de 40 milliards, les relations entachées avec les États-Unis et l'Afrique, l'appropriation fédérale du fonds pétrolier de l'Alberta etc.

Un véritable et grand premier ministre ne doit pas être obsédé par son JE prédominant. De ce fait, il ne doit pas chercher l'éclat personnel pour gouverner à tout prix! Ni à n'importe quels prix! Il ne doit surtout pas gérer pour gagner ou capter des votes, mais pour assurer le bien-être quotidien et l'avenir de la collectivité. Quitte à prendre des décisions ambitieuses, parfois risquées au plan électoral. Ce qu'il n'a pas fait...

En cela, l'arrivée de Brian Mulroney au pouvoir en 1984 marquera un changement radical dans la gouvernance fédérale autant qu'elle révélera une ouverture teinte de compassion et d'attention dans les relations fédérale-provinciales. Pensons aux bénéfices incalculables du libre-échange dans le commerce international, aux ententes sur les pluies acides avec les USA et le Sommet de la Terre à Rio, aux relations internationales nouvelles avec les USA , l'Afrique du Sud (appartheid) et la Francophonie, et à cette belle tentative de réconciliation constitionnelle du LAC MEECH (avortée d'ailleurs par les sieursTrudeau et Chrétien) etc.

Il serait intéressant de revenir sur ces deux régimes presque opposés et de comparer deux personnalités aussi différentes, de juxtaposer les effets des deux gouvernances de ces deux premiers ministres les plus dominants des 40 dernières années.

J'ai déjà personnellement la conviction que le Québec aura gagné sensiblement avec le régime Mulroney, le Premier Ministre par excellence. Quoi qu'on en ait dit ou qu'on en écrive encore aujourd'hui! Par ses réalisations principalement, comme nous le disions plus haut, mais aussi par la simplicité de sa personne.


Ancien député fédéral

18 septembre 2009

Tags associés : grand, ministre, canada, moderne

J'kaz !
0
Le Mercredi 09 Juin 2010
Poster un commentaire
Pseudo :
Email (facultatif) :
Adresse site (facultatif) :
Votre message :
Voulez-vous suivre le fil de la discussion ?